Une nuit avec l’adversaire

Pour la première fois de l’aventure, Fred a utilisé le mot « dure » pour qualifier sa journée. Il est pourtant 9 jours à l’avance sur ses prédictions en terme de distance parcourue. Il se dit d’ailleurs très satisfait et heureux. Non, le problème est ailleurs.

Son ennemi s’appelle le froid. La nuit passée, Frédéric a grelotté dans son sleeping bag alors que la température est descendue jusqu’à -30°. Et c’est sans compter les vents qui s’époumonaient à plus de 70km à l’heure ! Lorsque le courageux aventurier s’est rendu à l’évidence que les choses n’allaient qu’en s’empirant, il a décidé de partir skier pour se réchauffer. À 1 heure du matin, face contre le vent, l’ami a déménagé d’environ 5km vers son objectif final. Mais là n’était pas le but. Il fallait se dégeler et vite.

Toujours au milieu d’un blizzard au moment de me parler (jeudi 16h00 ici, 10h00 là-bas), Fred appréhende le climat glacial de la nuit à venir. Dans une tempête du genre et de surcroît juché à 2500 mètres d’altitude, le portrait n’est pas rose. Tout de même, l’homme a toujours le moral et a même conservé son humour. Fiou! (Mise-à-jour: à 21h00 (3h00 là-bas), Fred a envoyé un message pour savoir si les vents de 100Km allaient durer encore longtemps. Merci à nos amis de Météomédia qui l’ont vite rassuré qu’il n’en avait encore que pour quelques heures à tenir le coup.)

Le festival des bris : Sur des lames de neige dures comme du béton et montant jusqu’à 3 pieds de haut, le pulkayak a perdu d’autres rivets. « Ouvrir le traîneau et le réparer dans des vents de 70km, décrit l’aventurier, c’est assez extrême. » Il vous remercie encore d’être là. Entre vous et moi, je crois que chacun de vous contribuez à son aventure en le suivant ainsi. Merci!

La chanson du jour : Life is a highway – Tom Cochrane
Audio : 20141113Fr

A night with the adversary

For the first time of this adventure, Fred uses the word « hard » to describe his day. Yet, he is 9 days ahead of his predictions. He’s indeed very pleased and happy. No, the problem is elsewhere.

His enemy is called cold. Last night, Frédéric shivered in his sleeping bag as the temperature went down to -30°, excluding winds that blowed more than 70km per hour. When the brave adventurer understood that things were not improving, he decided to go skiing to try to find warmth. At 1 am, facing the wind, our friend got 5km closer to his final goal. But that was not the point. He just had to warm up fast.

Still in the middle of a blizzard as he talks to me (Thursday 4pm here, 10pm there), Fred thinks of the suffering that awaits him in a couple of hours. In such a storm and in addition at an altitude of 2500 meters, the picture isn’t pretty. But the man keeps smilling. His moral his good. Yes! (Update: yesterday night at 9pm (3am his time), Fred sent a message asking if the 100km winds would still go on for long. Thanks to our friends from Météomédia who answered rapidly that it would calm down in a couple of hours.)

The breakings Festival : On snow blades hard like concrete and up to 3 feet high, the sled lost rivets again. « Opening the sled and repairing all this in 70km winds, he says, it’s extreme. » He thanks you for following him. Between you and me, I’m sure every one of you contribute to this expedition by following him. Thank you!

Song of the Day: Life is a highway – Tom Cochrane
Audio: 20141113English

20140408152420

7 réponses à “Une nuit avec l’adversaire

Un courage remarquable , ici a laval ont as recus nos premier flocons de neige et je suis découragé, mais en voyant ta persévérance sa me donne le courage de passé au travers de mon hiver….. lache pas Fred ..

Bravo Fred!
Depuis le début de ton aventure, quand j’ai vu les premières photos, j’ai compris que le vent allait devenir une pièce importante du puzzle qu’est l’expédition. Heureusement que tu as l’expérience et que ta vitalité d’esprit était assez présente pour te faire bouger. J’imagine (j’essaye) comme cela a dû être difficile de sortir en pleine nuit pour ne pas geler sur place. Lâche pas et continue d’être bien concentré.

Eric

Fred l’aventurier a encore ici fait preuve d’audace en arrêtant son choix sur le pôle sud d’inaccessibilité car c’est le point le plus éloigné de toutes côtes. L’endroit porte bien son nom disons. Merci!

Lâche pas Frédéric! Je te lis à tous les jours et j’ai toujours hâte de savoir comment tu réussis à passer à travers les pertes, les bris, le froid, les vents…. Je te trouve vraiment persévérant et tu ne baisses pas les bras. Je ne sais pas si on peut t’envoyer du matériel mais je le ferais. Des rivets? Une tuque? Des patins ou des lames pour ton pulkayak? C’est sûr que je vais aller voir ta conférence de retour!

Nadia

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