Fred vous demande

“Aujourd’hui, j’ai skié avec ma femme et mes filles. Demain, ce sera avec mes parents. Après demain, mes amis.” Vous aurez compris que le grand homme a su positivement mettre à profit son imaginaire flamboyant pour se dégager de l’immense difficulté qu’il a eu à faire quelques kilomètres sans une once de vent. Car ce fut encore malheureusement une journée comme ça pour lui. L’aventurier s’est donc retrouvé à skier sans cerf-volant, avec toute la misère du monde, ses jambes qui brûlaient de devoir tirer le traîneau de 100 kilos, les sastrugi le freînant à chaque mètre, et ce, à 3700 mètres d’altitude. “J’ai déjà fait 33 marathons en sept semaines et ce n’est rien à côté de ça!”, qu’il illustre, se disant “fatigué mais heureux d’avoir parcouru 10 kilomètres.”

Alors ce cher vent qui, depuis le début de l’aventure lui sert de moteur, et qui l’aura forcé à prendre un repos bienfaisant de 2 jours, fait maintenant son petit comique et brille par son absence! À 87 km du but, Fred garde tout de même le moral et vous pose la question: Doit-il patiemment attendre le retour du vent pour faire le tout plus facilement ou bien ne pas risquer d’attendre le vent pour rien et continuer de travailler fort sans lui pour avancer kilomètre par kilomètre? Merci de vos réponses. Je lui ferai le résumé demain après-midi.

La chanson du jour: Le plus fort c’est mon père – Lynda Lemay. Parce qu’il espère représenter cela pour sa douce et ses filles.
Audio: 20141208Fr

Fred is asking you

« Today I skied with my wife and my daughters. Tomorrow will be with my parents. After tomorrow, my friends. » You understand that the great man was able to positively leverage its flamboyant imagination to emerge from the immense difficulty he had to try to do a few miles without an ounce of wind in the area. For it was unfortunately still a day like this for him. The adventurer therefore found himself skiing without the kite, with all the misery of the world, his legs burning on the hard duty to pull the 100 kilos sled, the sastrugi stopping him every meter, and all that, at 3700 meters altitude. « I’ve already done 33 marathons in 7 weeks and this is nothing compared to that! », he illustrates, adding he’s « tired but happy to have traveled 10 kilometers. »

So on one side, the dear wind, whos from the beginning of the adventure serves as the engine, and forced the athlete to take a soothing rest for 2 days, now turns into a clown and is conspicuous absent! At 87 km to the goal, Fred still keeps the morale and ask you the question: Should he wait patiently for the return of the wind to do it in an easier day or should he not take the risk that it never comes back and continue to work hard to move forward kilometer by kilometer? Thank you for your answers. I will make him a summary tomorrow afternoon.

The song of the Day: The stronger is my father – Lynda Lemay. Because he hopes to represent it for its soft and daughters.
Audio: 20141208En

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34 réponses à “Fred vous demande

Salut mon ami Fred.

Tu connais déjà la réponse, mais est-ce que tu peux l’endurer? Dans ce genre de situation, il faut analyser. Pensons encore une fois au modèle SÉRA. Quels sont les impacts des deux choix sur le Secours, l’Énergie, les Risques et les Atouts? 87 km à 10 km par jour (tu l’as testé) prendra 9 jours. À la fin du 9 jours, ta situation au niveau du Secours sera la même dans les 2 cas. Par contre, pour l’Énergie, dans un cas tu la récupère et te remets à neuf, dans l’autre tu la dépense sérieusement. Tant qu’aux Risques, sur place il y en a zéro, en te déplaçant il y a toujours la possibilité d’un tour de rein, d’ampoules, d’engelures etc. Pour ce qui est des Atouts, en restant sur place tu peux prendre le temps de dorloter ton équipement et réparer ou solidifier tout ce qui est usé ou branlant; versus user tout davantage. Puisque tu veux continuer au delà du Pole Sud d’inaccessibilité, c’est encore une autre raison d’être bien patient et en forme lorsque le vent reviendra. C’est quasi impossible que les vents ne reviennent pas pour encore 9 jours. Et même si c’était deux semaines? Pas grave. Tu reprendras facilement les maigres distances que tu pourras réaliser sans vent.

Je sais que tu connais cette réponse, mais ton impatience viendra-t-telle supplanter ta raison? Passe ton temps à dorloter tes atouts qui sont ton équipement et ta santé, écris longuement dans ton journal, reprends le poids perdu et attends!

J’ai hâte de voir si tu peux résister à ce non-mouvement, peut-être la plus difficile des épreuves. Les marins le confirment depuis toujours, préférant de loin la tempête à la platitude des mers d’huile.

Go Fred Go, plus facile que Stop Fred Stop, n’est-ce-pas?

AF

Vraiment intéressant comme réflexion! Mais si on applique le SÉRA à la lettre, on reste chez nous bien tranquille au bord du feu non ? Bon je blague, c’est vrai que la patience a ses vertus pour Frédéric… Mais avancer à ski devrait être possible non ? Thierry Petry et Benard Voyer ont fait 1500 km en ski de fond pour atteindre le pôle sud en 65 jours en autonomie complète…

Le pire dans une expédition c’est d’attendre. Tu es le mieux placé pour le savoir. Quand on part, c’est pour avancer et avancer c’est ce qui nous propulse en avant. Pour ce qui est de la dose à prescrire, le premier intéressée est le mieux placé pour juger. À chaque jour suffit sa peine.

Fred tu doit traverser un Pot au Noir présentement comme tout ces marin de la Vendée Globe doivent le faire mais soit patient car Éole reviendra en force ,donc soit très prudent dans cette zone,et Bravo encore tu y est presque.

Bonjour Fred, en attendant que le vent se lève en antarctique, je partage cette pensée avec toi: On ne peut pas diriger le vent mais on peut ajuster ses voiles. WE cannot direct winds but WE CAN adjust our sails.

Je salue ton courage et ta ténacité.

Bonjour Fred!

Je crois que tu es le seul à savoir ce qui est bon pour toi… Mais puisque tu demandes notre avis alors voici la mienne: je crois qu’il est mieux de faire quelques kilomètres même si ce n’est qu’un ou deux. D’abord, ça te réchauffera, ça fera passer le temps plus rapidement et ça t’occupera l’esprit. Tu es près de ton objectif mais il y a aussi le retour à lequel il faut penser…

Je profite de ce message pour te souhaiter bon succès! Je suis ton aventure depuis le début! À tous les jours je suis impatiente d’ouvrir ma tablette pour prendre de tes nouvelles! Tu es vraiment un exemple de détermination et de persévérance!
Mille fois bravo! Garde ton morale d’acier!!
Comme on le dit si bien dans la marine… Bon vent, bonne mer! Dans ton cas c’est surtout bon vent…

Rien de pire qu’attendre sur place en expédition. Pour ma part je lui suggère de skier même s’il n’y a pas de vent. Peu importe la distance il avancera au moins et profitera pleinement de son passage là-bas. Je sais ce que c’est que de tirer un traineau de 200lbs sur une neige qui ressemble à du papier sabler tellement elle est abrasive, mais on en profite pour entrer dans une bulle à ce moment et ces instants resteront gravés dans sa mémoire à jamais!
Et puis à raison de 10km par jour, il peut se consoler en se disant que dans 9 jours ce sera terminé…mais si il attend sur place…????….nul ne sait. Allez, soit maître de ce que tu peux et avance à ton rythme!

Je t’encourage à bouger tous les jours. Même si ce n’est pas beaucoup, ça te rapproche de ton objectif qui n’est pas si loin que cela si le vent se lève… mais pénible si le vent reste absent… Alors chaque petit peu va te faire réussir. Écoute ton corps et soit prudent.

AVANCE… Un peut tout les jours,
vers ton rêve, t’a réussite.
Tu te dois d’avancer
Et si le vent ne se lève pas…?
Tu attendras apres quoi?
Les gens inspirant n’attends apres rien ni prs,
Ils prennent une poses,,, réfléchissent,regarde,
Et repartes. Je ne te connais pas du tout…. Mais jai confiance en toi! Xx

Salut Fred, te connaissant, tu devrais faire à ta tête comme d »habitude. Ton jugement est encore très bon ! Mais moi, avec l’énergie que tu sembles encore avoir ???, je bougerais encore un peu, ( si l’énergie déployé pour démonter et remonter la tente et tout remettre en traineau,n’est pas plus demandant que de faire quelques Km ?? ). Sinon, on se la coule douce, sommeil, hydradation, lecture, évaluation si tu continue encore vers le Pôle Sud … grosse question n’est-ce pas ??? Je t’embrasse Fred. Ciao

Pour Frédéric Dion, la réponse est … dans la question !

Pour avoir suivi Frédéric au cours de cette expédition, il me semble qu’il en fera un peu plus, et qu’il sautera sur ses skis avec son attirail pour se rapprocher de son but.

Jean-François
Warwick, QC

Bravo Frédéric pour ton périple et ton blogue!

Lâche pas ça, fonce à ski !!! ( sans te brûler évidement ! )
Quand le vent va revenir, ça sera parfait pour la finale ou le retour.

Pense à Thierry Petry et Benard Voyer qui ont fait 1500 km en ski de fond pour atteindre le pôle sud avec 340kg de matériel à traîner ( réparti sur 2 traîneaux ). 65 jours de ski avec des distances quotidiennes entre 3 et 33 km.

Bon ski et je te souhaite du bon vent pour très bientôt!
Étienne

Il faut toujours avancer mais calculer sa force comme tu le fait est reflechie.
L important ne pas reculer.Nous avons confiance en ton jugement.Bravo.

Encore de mon salon, il est facile pour moi de suggérer quelque chose.
Moi, je me tiendrais à bouger. Bouger pour ne pas geler, puis bouger pour avancer. Car le vent peut décider de ne pas lever :-/
Je crois que je ferais en sorte de me garder de l’énergie également pour le retour.
Tes tites-puces ont tellement le plus bel exemple de persévérance, de dépassement et de vouloir. Tout ça dans la même personne (( PaPa ))
Le point rouge sur la carte se rapproche de toi, GoGoGo Fred ! La photo aujourd’hui est sublime. C’est ton Horizon 😀

Go Fred Go! Un peu à tous les jours. De toute façon que feras-tu lorsque ton livre de Mylène sera terminé? Je te souhaite un bon petit vent pour terminer ça bientôt.

Bonjour Fred,
Je crois également que tu devrais continuer à chaque jour d’avancer un peu, c’est sûrement bon pour ton moral et en plus tu te rapproches doucement de ton objectif. Je crois également que cela te tiendra un peu plus au chaud de bouger et dès que le vent se présentera tu seras doublement prêt pour l’atteinte de ton objectif. De plus tu dois conserver assez de nourriture pour ton retour qui sera selon moi encore beaucoup de journées et de bonnes distances à parcourir. Bonne chance et bon vent!
Alain

Bonjour Fred,
Je crois également que tu devrais continuer à chaque jour d’avancer un peu, c’est sûrement bon pour ton moral et en plus tu te rapproches doucement de ton objectif. Je crois également que cela te tiendra un peu plus au chaud de bouger et dès que le vent se présentera tu seras doublement prêt pour l’atteinte de ton objectif. De plus tu dois conserver assez de nourriture pour ton retour qui sera selon moi encore beaucoup de journées et de bonnes distances à parcourir. Bonne chance et bon vent!
Alain

de vent, c’est un pas à la fois que tu vas atteindre ton objectif.

un pas à la fois sans se bruler vaut mieux que de rester à rien faire je crois :)… si près du but c’est dure sur la patience….. souris, çà s’en vient!

Je crois qu’il est mieux d’avancer tranquillement pas vite mais au moins avancer. La journée que le vent est de retour ben tu vas pouvoir foncer au but.

Fred prends la meilleure décision pour toi…Ce matin ton choiX de chanson me va droit au coeur….Tu es si près …..sois prudent……tes amis ARMAND et LiSE

C’est long et très long lorsqu’on attend, surtout lorsqu’on est seul et si près du but. Serait-il possible de laisser du matériel à différents endroits afin d’alléger le traineau, et de faire des allers-retours pour les récupérer. Le travail en serait peut-être facilité, cela te permettrait d’attendre le retour de ton allié.

Ça dépend si c’est une zone qui manifestement n’est pas venteuse. S’il doit attendre 1 semaine, il est mieux d’avancer par ses propres moyens. C’est relatif !

Il pourrait peut-être consulter Meteomedia à savoir s’il y aura du vent dans les prochaines heures. Dans l’affirmative, il serait plus judicieux d’attendre le vent plutôt que de dépenser ses énergies.

Je pensais justement comme toi. Peut-être que le vent ne sera pas au rendez-vous et que ce soit une zone non venteuse. Mais serait-ce ainsi pour le reste du trajet ? Prudence est mère de sureté ! Alors, suit ton instinct, soit prudent, tu y es presque, Fred. A+

Je crois que tu devrais continuer à chaque jour à avancer un peu. Moralement ça va t’aider au lieu de rester à la même place. Même s’il n’y a pas de vent, c’est un pas à la fois que tu vas atteindre ton objectif.

Fred, parce que je te connais, tu feras selon ta capacité d’avancer, parce que tu me ressembles étant né la même date que moi. Un pas, deux pas, la réponse est en toi. Reconnaître sa force humaine c’est aussi la sagesse de reconnaitre qu’elle nous délaisse et accepter sa limite !! <3

Tout-à-fait d’accord avec Francine Pelletier. Frédéric, avec tous les efforts quasi-surhumains que ça vous a pris à date, « prenez ça mou » un peu et attendez le retour d’Éole, votre fidèle compagne ! (Un p’tit bronzage en attendant ? Il fait combien au fait ?)

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